Premier succès d'Ariane 5.

 

 Le vol 503 a eu lieu le jeudi 22 octobre 1998. Tout s'est bien déroulé. D'après l'ESA, la trajectoire mesurée par télémétrie approchait la perfection. Toutefois, le tir a été retardé par deux fois, à cause d'une défaillance de capteur de température dans les réservoirs cryogéniques.

 

Ariane 5 sur le pas de tir

Le tir de la 2° Ariane 5 le 30 octobre 1997, avait vu apparaître une rotation incontrôlée de l'EPC (Étage Principale Cryogénique). Par force centrifuge, les ergols ( composé d'hydrogène comme carburant et d'oxygène comme comburant) liquides avaient étés projetés sur les parois et évasant le niveau. Les jauges avaient coupé l'arrivée de carburant dans le moteur trop tôt ( et alors qu'il restait du carburant) à cause de cette courbure du niveau. De fait, le lanceur à faillit dans sa trajectoire (9000 km). Ainsi, le 3° tir de qualification avait été reporté de plus de 2 mois pour résoudre ce problème.

 

Cliquez sur l'image pour assister au décollage du vol 502 !

(dépendant du serveur de France 3 qui fonctionne aléatoirement!)

Caractéristiques techniques 

  

 Motorisation: -Le moteur vulcain

 Le moteur Vulcain fait partie de l'étage centrale (E.P.C.). L'E.P.C. à une masse totale de 170 750 kg (dont 158 400 kg de carburant et comburant) . L'instant pendant lequel est déclenché le processus d'allumage du moteur vulcain est l'instant t = 0 de la chronologie du lancement. A cet instant donc, le démarreur à poudre entraîne les deux turbopompes. Elles puisent les deux réactifs dans leurs réservoirs et les injectent à haute pression dans la chambre propulsive. La réaction de combustion éjecte les gaz à une très grande vitesse assurant ainsi la poussée. L'alimentation des deux turbopompes est ensuite assurée par la combustion d'une fraction des réactifs pompés ( environ 3%). Dans la tuyère, la température s'élève rapidement à prés de 3200°C il est alors nécessaire de la refroidir. La totalité de l'hydrogène ( -253°C) qui n'entraîne pas les pompes traversent les 456 canaux entourant la chambre.

 

- Les booster à poudre

7 secondes après l'allumage du moteur vulcain, les deux accélérateurs à poudres s'allument. Chacun des E.A.P. développe une poussé égale à une Ariane 4 pour une masse de 556 100kg. C'est alors qu'a lieu le décollage. Les E.A.P. vont fonctionner un peu plus de 2 minutes avant d'être larguer. Lorsque les EAP sont en régime permanent, leur poussée cumulée est d'environ dix fois supérieure à l'EPC. La phase qui dure environ les 30 dernières secondes de la phase propulsée des EAP a fait l'objet d'une attention particulière lors des études de développement: pendant cette phase, le calculateur de bord met en œuvre une loi de pilotage spécialement optimisé pour contrer les dissymétries de poussée qui pourraient résulter de conditions d'extinction légèrement différentes des EAP. La séparation est initialisée par la détection d'un seuil accélérométrique: lorsque l'accélération mesurée par la centrale inertielle du lanceur passe au-dessous de 5.05m/s², le calculateur de bord déclenche la séquence de largage: celle-ci est réalisée par la mise à feu de 8 fusées d'éloignement "FE" pour chaque EAP. L'ordre d'allumage des 4 "Fe" situées en position basse est envoyé le premier, suivi 150 millisecondes plus tard par les ordres d'allumage des 4 FE situés en haut des EAP ainsi que des dispositifs pyrotechniques d'Accrochage Avant "DAAV" et Arrière "DAAR". Les deux EAP sont ainsi éjectés latéralement de part et d'autre du corps central dont l'attitude est maintenue pendant 2 secondes. Le vol exo-atmosphérique commence.

D'autres renseignements au C.N.E.S.